Intermède Javanais volcanique : de Bali au BROMO

9 – 10 Septembre : Nous abandonnons donc Bali et son confort pour des aventures plus volcaniques sur l’île de Java voisine. Les rizières longent la mer et les mosquées commencent à apparaitre sur le trajet depuis Canggu jusqu’à notre Guest House de Gilimanuk, à la pointe Ouest de Bali. Nous devons partir tôt car des transports variés sont au programme du jour pour arriver à temps pour prendre le dernier minibus qui monte au Bromo vers 16h : Taxi jusqu’au port de Gilimenuk, ferry jusqu’à Banyuwangui sur Java,  train jusqu’à Probolinggo, taxi jusqu’à la gare routière, puis minibus jusqu’à Cemoro Lawang.

Et çà démarre mal : le mari de la propriétaire de la Guest House qui la veille, totalement bourré, a fait rentrer un Allemand dans notre chambre en notre présence, n’arrive pas à se lever. Sa femme est désespérée et finalement en mettant la tête sous l’eau, çà semble aller mieux. Nous n’aurons qu’un quart d’heure de retard sur nos prévisions. Comme les ferries partent en continu, que la mer est plate, et que le trajet à pied entre terminal Ferries et gare est aussi plat que court, nous rentrons à nouveau dans notre planning. Notre train de 11h05 n’étant toujours pas là à 11h20, nous commençons à nous inquiéter. Car déjà que nous étions un peu juste pour attraper le dernier bus à l’arrivée, s’il a plus de ½ h de retard c’est cuit. Le personnel de la gare est certes pléthorique et de très bonne volonté mais aucun ne parle Anglais. Donc le fait qu’ils nous fasse juste signe d’attendre ne nous rassure pas vraiment. C’est à ce moment-là que, dans un recoin de la gare, nous apercevons l’horloge. Elle marque 10h20 ! Ben voilà, entre Java et Bali, pour 5 km d’écart maritime, il y a une heure de décalage horaire. Comme entre Florès et Bali à plusieurs centaines de km, c’était la même heure, on ne s’est pas méfiés. Nous ne prenons plus le temps de lire les Lonely Planet et autres guides numériques (pourtant soigneusement chargés sur les portables) car les infos sur les blogs sont bien plus pertinentes. Il nous en arrivera donc certainement d’autres… Heureusement, le décalage est dans le bon sens. Cà nous aurait simplement évité le stress du matin.

Le train arrivera pile à l’heure et la qualité des transports ferrés nous surprend dans ce pays où les transports routiers sont tellement hallucinants. Les wagons sont nickels. Même en classe économique, il y a prises de courant individuelles et sièges inclinables. Le contrôleur ressemble plus à un pilote d’Air France qu’à un contrôleur SNCF. Signe de luxe absolu en Asie, la clim est à fond et il faut mettre les polaires (elle nécessite deux groupes électrogènes qui occupent la moitié d’un wagon, bonjour le DD). Voyage super agréable à travers les beaux paysages de cocoteraies, rizières, et volcans de l’Est Java.

A la sortie du train à Probolinggo, nous découvrons que deux autres touristes étaient à bord : ils sont tchèques et montent au Bromo aussi. Du coup nous négocions ensemble un taxi dès la sortie de la gare sans aller au terminal de minibus. Heureusement, car la Guest House que nous avions réservée par Agoda, déjà très difficile à trouver sans panneaux, nous annonce qu’elle est fermée (en fait le proprio, pas très net, l’avait probablement louée plus cher entretemps). Le taxi peut nous remonter pour trouver à la dernière minute une chambre libre alors tout est complet. Finalement, il en trouve une que nous ne recommanderons à personne, mais nous n’avons pas le choix. Nous en trouverons une un peu mieux le lendemain, mais il faut savoir que Cemoro Lawang, ce n’est pas Bali question hébergements. Avec ces péripéties, il nous reste 2 minutes pour apprécier le coucher de soleil sur le Bromo, mais elles valent largement les aventures de la journée. Car le volcan Bromo d’où les fumées s’échappent ci-dessus au centre d’un très ancien cratère effondré de seize kilomètres de diamètre. Cette caldeira est aussi impressionnante que celles du Teide sur Ténériffe ou de Fogo au Cap Vert avec ses falaises quasi verticales en cercle. Et cette caldeira nous allons y descendre dès demain matin et c’est par ici si vous êtes pressés. 

Infos pratiques sur le trajet Bali – Ijen – Bromo : Tout à fait faisable sans passer par une agence. Et nous disons même plus : à Java, il est bien plus agréable de prendre le train que les mini-bus des tours opérateurs. Depuis Gilimanuk, à la pointe Ouest de Bali, les ferries partent en continu : ½ h de traversée pour 6 500 Rp/p. La gare de Banyuwangui Baru (BW, il y a plusieurs gares sur la ligne à Banyuwangui), terminus des trains est proche du terminal des ferries. Train jusqu’à Probolinggo environ 130 000 Rp/p en classe Premium, très confortable, avec une prise électrique par siège, qui se situe entre l’Economy et la Executive. Fonctionne bien et à l’heure.

Utile de réserver les places de trains car souvent complets. Très facile avec Ticket.com (appli bien faite pour smartphones). Ils vous donnent un code que vous rentrez dans un ordi près du guichet qui vous imprime votre ticket.

A la gare de Probolinggo, le taxi collectif jusqu’à la gare routière coute 10 000 Rp/p pour quelques km.

Les mini-bus montant et descendant entre la gare routière de Probolinggo et Cemoro (35 à 40 000 Rp/pax environ 1h30) ne partent que lorsqu’ils sont complets, soit 15 passagers. Ce qui peut aller jusqu’au lendemain selon le moment de la journée. Ils demandent alors à ceux qui veulent tout de même partir rapidement de payer pour les places vides Ceci n’est pas une arnaque en revanche comme on le lit sur le web, mais le fonctionnement normal de tous les taxis co de la planète.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *