De SPRINGBOK à VREDENDAL

31 Octobre 2019 : Avant de partir, nous demandons à notre hôte quel animal creuse les gros terriers que nous avons vus la veille en allant voir les Quivers trees. Il nous décrit un drôle d’animal dont nous n’avons jamais entendu parler, que nous n’avons jamais vu même pas en photo : il a des oreilles de lapin, un groin de cochon rallongé, une forme de dos de tatou :

  

Il peut avaler 50 000 fourmis et termites en une nuit, son plat principal, Déjà très difficilement visible (photos du web) car totalement nocturne, il est de plus en voie de disparition, dans l’indifférence générale semble-t-il : les fermiers les tuent car lorsque leur terrier est proche d’une clôture, il permet aux jackals de passer dessous et de venir tuer les moutons. c’est l’earth pig ou Aardvark

Depuis Springbok,  en direction du Sud, nous traversons le Namaqualand, le pays des fleurs sauvages. De vastes étendues désertiques se couvrent de fleurs de Juillet à début novembre. Nous sommes ‘just in time’ et nous devrions voir quelque chose comme cela :

Et nous avons vu çà :

Encore un coup de la sécheresse exceptionnelle qui a considérablement raccourci le temps de floraison : il s’est réduit cette année à la seconde quinzaine d’Août…

Qu’a cela ne tienne, nous allons compenser par du bon vin : notre guesthouse du soir se trouve au milieu des vignes, à Vrerendal, dernière étape avant Le Cap. Mais nous sommes maintenant à deux kilomètres, et toujours en plein désert :

 En plein doute sur ce que nous allons pouvoir boire ce soir,  nous découvrons tout d’un coup un couloir vert au milieu du désert : 

Comme le fleuve Orange, l’Olifants River permet d’irriguer sur plus de 150 kilomètres des vignes au look d’arbres tellement elles sont hautes : ici, les vignobles ressemblent à des vergers.

 

Et cela peut se finir autour d’un billard avec un verre de Sauvignon blanc

Sur la route du Cap, le lendemain, arrêt à Clanwilliams, où nous découvrons pour la première fois en Afrique du Sud, une ville sans barbelés, sans clôtures électrifiées, sans alarmes et ni vigiles omniprésents. De suite, çà détend l’atmosphère.

Bon, çà ne dure pas longtemps car l’office du tourisme est tellement grillagé et cadenassé qu’on le croit fermé. Le gars à l’intérieur finit par nous ouvrir comme si on rentrait dans la salle des coffres d’une banque. C’est que nous avons besoin d’infos précieuses sur l’état des pistes pour éventuellement aller randonner dans le massif voisin du Cederberg, jusqu’à un grand monolithe en forme de croix maltaise. Mais nous ne sommes plus en Namibie, et la piste que nous voulons emprunter est, comme on le craignait, en trop mauvais état pour passer sans 4×4.

  

Mais que découvre-t-on la minute suivante dans cet office du tourisme ? Nous sommes dans la capitale mondiale du rooiboss ! Bon, ce n’est pas trop difficile, le rooiboss ne pousse qu’ici. De nombreuses tentatives de plantation dans un climat similaire un peu partout sur la planète ont échoué. Nous allons donc goûter directement chez le producteur cette tisane aux merveilleuses propriétés, si nombreuses que le blog entier ne suffirait pas à les énumérer. Rien n’a été démontré mais le contraire non plus, alors… En tous cas, la préparation est assez sophistiquée puisque les feuilles de ce petit buisson sont hachées, humidifiées, compactées, oxydées, séchées…et tout un tas de trucs qu’on a pas tout compris tout bien.  C’est que certains ici mettent quand même une bonne dose d’accent Afrikaner dans leur Anglais.

  

2 thoughts on “De SPRINGBOK à VREDENDAL

  1. Oui, il y avait une bouteille de vin blanc qui nous attendait dans la chambre ! Le vin du Cap est excellent, aussi bien en rouge qu’en blanc. Heureusement que la zone de vignobles n’est pas trop immense et qu’ils alimentent toute l’Afrique Australe, sinon, il ferait concurrence au notre.

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