Entrée au Botswana – La CHOBE River

5 Octobre 2019 : Nous partons avec Ernest, le taxi jovial que nous avions pris à l’aéroport, vers le Botswana. Il nous parle de son pays, le Zimbabwe : 90% de taux de chômage ! Le pays a fait faillite et connu une hyperinflation annuelle de plus de 100 000 % en 2008. Aujourd’hui la Chine maintient le pays la tête hors de l’eau en raflant toutes les mines. C’est terrible de constater à quel point un seul homme, le dictateur Mugabe a plongé tout un pays dans la misère alors qu’il était l’un des plus riches d’Afrique avec ses mines. Juste à côté, le Botswana, pays aux caractéristiques voisines, est devenu l’un des plus prospères d’Afrique grâce à une grande stabilité démocratique et le taux de corruption le plus faible d’Afrique. Ernest nous parle aussi de sa famille : avec sa femme Beauty (quel prénom !), ils ont 2 enfants. Elle travaille dans un hôtel. Ils sont de grands privilégiés dans le pays et ils ont une employée qui entre autres, garde leurs enfants. 

Ernest doit nous laisser à la frontière car son taxi ne peut traverser : une de ses amies nous récupère de l’autre côté : elle est très pushy, et ne va pas arrêter de faire coucou à plein d’hommes tout le long du chemin (elle n’a que des copains hommes car elle n’aime pas les femmes qui cancanent trop, sic !)/ Mais sa petite voiture toute déglinguée peine à intégrer nos bagages. Mais on y arrive après plusieurs essais. Nous sommes au Four Nations Quadripoint, lieu unique dans le monde où quatre pays se rencontrent : Zimbabwe, Zambie, Botswana et Namibie via la bande de Caprivi.

Nous rejoignons avant la tombée de la nuit le Chobe Big Five Lodge où un éléphant nous salue de l’autre côté de la clôture :

Le lendemain à 5h30, départ pour un safari en bateau le long de la rivière Chobé.

Nous sommes le seul bateau sur l’eau, ce qui nous étonne. John, notre pilote nous dit que les touristes viennent pour le coucher du soleil. Encore un cas où il vaut mieux être à contre-courant car ces 3h seront vraiment magiques. Nous ne le savons pas encore, mais la terrible  sécheresse qui sévit fera que nous ne verrons plus jamais autant d’eau au Botswana, ni autant d’animaux d’aussi près, et cerise sur le gâteau, eux et nous seulement. On vous laisse apprécier :

Waterbuck, héron, cormoran, aigle, marabout :

  

  

  

Nous approchons presque à les toucher tous les animaux même les crocodiles,

… sauf les hippopotames dont John se méfie énormément car ce sont eux les plus mortels. Ils peuvent renverser notre barque très facilement sans crier gare.

Les éléphants sont très présents également, malheureusement 2 jeunes servent de repas dans l’eau aux crocodiles et sur terre aux vautours et marabouts : 

Comme nous le verrons à nouveau par la suite, les éléphants morts paraissent entiers car leur peau est trop dure et  épaisse pour être déchiquetée. Ils n’ont donc qu’un trou dans le ventre dans lequel s’engouffrent les prédateurs :

Infos pratiques : Le passage de la frontière s’est passé sans problème et relativement rapidement (20 minute les deux postes). Sans rien payer, ni taxes, ni visas, ni bakchichs, suffisamment rare pour être signalé. Nous découvrons en rentrant au Botswana avec grande surprise et incompréhension, le rituel des barrières sanitaires. Il est censé stopper la transmission des maladies, notamment des espèces domestiques aux espèces sauvages. Il faut tremper ses chaussures dans un bac pourri rempli de produit. Avec beaucoup de mal on finit par comprendre qu’il faut aussi tremper toutes les chaussures de nos bagages. Nous qui avions eu tant de mal à caser tous nos bagages dans la petite voiture de Miss ‘No woman no cry’, voilà qu’il faut tout déballer…

Nous sommes partis avec John de Janala Tour pour le Chobe River Cruise Trip. Il a été parfait. On ne peut que vous conseiller d’y aller le matin tôt plutôt que le soir, vous serez probablement  tout seuls comme nous.

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