Les pieds sur la TABLE du CAP

5 novembre 2019 : C’est le grand jour. Après des années de frustration depuis notre jeunesse, nous allons enfin pouvoir mettre les pieds sur la Table : il fait grand soleil sans vent. Lors de sa venue au Cap, il y a fort longtemps, la tempête avait empêché Philippe d’en faire l’ascension. Donc lever 6 h pour être au départ de la Platteklip Gorge vers 7 h 30 afin d’éviter la grosse chaleur dans la montée. 

C’est le tracé le plus vertical, mais il présente l’avantage d’être proche de là où nous logeons au centre-ville, et d’être le plus rapide pour atteindre les plus belles vues vers Capetown, Camps Bay et la montagne du Lion. Le tracé par le jardin botanique côté Est aurait demandé 3 h de plus A/R au minimum à pied et 1h de plus A/R en voiture.

Nous sommes donc vraiment au pied du mur et il va falloir monter dans la gorge que l’on aperçoit tout là-haut sur la photo ci-dessous :

Le sentier monte bien raide. En redescendant, tous ceux qui montent nous demandent essoufflés : c’est encore loin le sommet ?  Certains ne l’atteindront pas. D’autres se font aider et se sont fait un challenge d’y arriver. 

Les damans sont présents là-haut :

    

Ce sympathique animal a l’allure de gros rongeur n’a pourtant rien à voir avec eux. Car il a beaucoup, beaucoup, beaucoup rétréci au lavage de l’évolution : il est le plus proche cousin des… éléphants… avec les dugongs, pas très légers non plus.  Et il a un autre lien important avec le chameau, le lièvre et le porc. Vous ne voyez pas ? Nous non plus, on n’aurait jamais trouvé : le daman est proscrit à la consommation par la religion juive. Et on vous le prouve, voici ce que dit l’Ancien Testament:  ‘’  Toutefois, parmi les ruminants et parmi les animaux à sabot fourchu et fendu, vous ne pourrez manger ceux-ci : le chameau, le lièvre et le daman, qui ruminent mais n’ont pas le sabot fourchu ; vous les tiendrez pour impurs. Ni le porc, qui a bien le sabot fourchu et fendu mais qui ne rumine pas’’

  

  

Troisième grande désillusion sur Capetown : la Table n’est pas plate. Elle paraît parfaitement horizontale depuis le Nord, d’où on l’admire le plus souvent et qu’on a le plus de recul.

Mais une fois qu’on est dessus, c’est comme les tepuys du Vénézuela. Il pleut tellement sur le sommet que l’érosion a sculpté un relief chaotique qui n’a plus rien du plateau originel :

Mais c’est somptueux, avec les nuages qui viennent buter dessus côté Ouest. Et les vues sont grandioses de tous les côtés :

Infos pratiques : La montée par Platterklip Gorges, la plus directe fait 700 m de dénivelé pour arriver à 1060 m au-dessus de l’océan. Le sentier est parfaitement balisé, bien tracé, et ne comporte aucun passage vertigineux. Le départ est bien indiqué 1 km environ après la station inférieure du téléphérique, coté ville,  .  En revanche les marches dans les blocs rocheux sont très hautes surtout vers la haut. A la descente, c’est un peu pénible et les muscles vont s’en souvenir. Pour ceux qui ont l’habitude des randos en montagne, no soucy mais prévoir de l’eau et de quoi se couvrir si le temps change car çà va très vite. 

Nous avons mis 2h15 pour monter tranquille jusqu’au sommet de la Table et moins de 1h30 pour la descente. prévoir 1/4 h de plus pour aller du sommet à la station supérieure du téléphérique d’où les vues sont les plus somptueuses et où vous pourrez prendre une bière ou une glace méritée… mais vous serez au milieu des groupes de bus.

Il est aussi possible d’atteindre la Table Mountain par la Skeleton Gorge (départ du jardin botanique de Kirstenbosch). C’est un peu moins raide, même s’il y a des échelles à passer. C’est plus long. Compter 3h environ minimum pour monter puis rajouter 1h, en plus horizontal, pour atteindre l’arrivée du téléphérique. Il est possible de faire une boucle et redescendre avec la benne puis prendre un Uber pour retourner au point de départ à 15 km de la ville tout de même.

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